Comment établir le diagnostic d’une spondylarthropathie ?

Comme son nom l’indique la spondylarthropathie  touche les vertèbres dans la majorité des cas. Elle est sensible aux AINS, mais d’autres traitements sont également disponibles. Une spondylarthropathie peut être axiale ou périphérique. Si elle est de localisation axiale, la spondylarthropathie se manifeste par une douleur lombaire, nocturne, s’irradiant aux fesses, avec un antécédent de diarrhées, d’infection uro-génitale (balanite, blennorragie). L’articulation atteinte devient rigide. La douleur s’apaise à la suite de la prise d’AINS (anti-inflammatoire non stéroïdien). Dans le cas, où elle se manifeste à la périphérie, elle est caractérisée par une oligoarthrite asymétrique atteignant surtout les articulations interphalangiennes. Dans cette dernière, elle prédomine au niveau des membres inférieurs.

 

Une personne atteinte de spondylarthropathie a eu un antécédent de sacroilite et/ou d’enthésopathie. Contrairement aux autres maladies inflammatoires, elle débute au niveau des enthèses c´est-à-dire au niveau de la jonction os avec les tendons, les ligaments et les capsules. L’examen tomodensitométrique et scintigraphique permet d’établir un diagnostic précoce et la radiographie témoigne surtout d´une pathologie déjà évolutive.

 

Parmi les spondylarthropathies, on distingue le plus fréquemment la spondylarthrite ankylosante, les arthrites réactionnelles et le rhumatisme psoriasique. Il existe d’autres pathologies, mais beaucoup plus rares.

 

La spondylarthrite ankylosante :

C’est une spondylarthropathie idiopathique. Elle se manifeste par une atteinte pelvispondylienne (douleur lombaire calmée par les AINS) et une atteinte sacro-iliaque avec trois stades évolutifs à la radiographie. Au départ, une phase érosive, ensuite ; une phase d’ossification segmentaire ; et une symphyse totale de l’articulation. Les manifestations sont symétriques. Elle touche principalement le sexe masculin. Les mouvements de l’articulation atteinte sont limités.

 

Les arthrites réactionnelles :

Cette spondylarthropathie présente la forme clinique la plus sévère. Les manifestations sont surtout périphériques. Elle est d’origine bactérienne (chlamydia) dans la majorité des cas chez une personne porteuse du gène B27. Les symptômes articulaires sont précédés de diarrhées.

 

Le rhumatisme psoriasique :

C’est la forme de spondylarthropathie la plus fréquente. Il présente des signes axiaux et périphériques. Le rhumatisme psoriasique est très caractéristique. La personne atteinte possède des doigts en aspect de « saucisse ». En biologie, le taux d’uricémie est élevé.

 

 

Comment une spondylarthropathie se complique-t-elle ?

La spondylarthropathie ankylosante peut se compliquer d’une impotence fonctionnelle statique. Elle peut se compliquer au niveau des yeux (uvéite antérieure aigüe), du cœur et des poumons. Le rhumatisme réactionnel peut se compliquer d’une iridocyclite, de rash cutané… il peut se s’étendre au niveau de l’endocarde et du myocarde. Le rhumatisme psoriasique laisse des séquelles handicapantes, il peut également atteindre l’aorte provoquant une insuffisance aortique et résister aux AINS.

 

 

Comment traiter la spondylarthropathie ?

Le médecin prescrit devant une spondylarthropathie, des traitements inflammatoires (AINS, salazopyrine, methotrexate, cyclosporine). Il peut également effectuer une infiltration de corticoïdes. La massokinésithérapie et le sport sont également recommandés afin d’assouplir l’articulation. La chirurgie reste un traitement réparateur (esthétique).

 

 

 

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