Les indications de l’hystérographie

L’hystérographie est un examen fréquemment utilisé en gynécologie avant l’arrivée de l’échographie. En effet elle était le seul examen de référence dans les bilans de stérilité, dans les fausses couches à répétition ou tardives ou d’un accouchement prématuré. Les infections répétitives, les saignements d’origine utérine et les douleurs pelviennes et la suspicion d’un cancer de l’endomètre utérin sont aussi des indications de l’hystérographie. Elle peut aussi être associée à une échographie utérine pour le diagnostic d’une image échographique anormale.

 

 

Les contre-indications de l’hystérographie

La grossesse est une contre-indication absolue de l’hystérographie. Les infections de l’appareil urinaire, du vagin et des trompes sont les principales contre indications de l’hystérographie. Ainsi, pour éviter une grossesse inconnue, l’hystérographie est réalisée dans les dix jours après les règles. Pour les infections de la région génitale, leur traitement et leur guérison sont des conditions requises avant l’hystérographie.

 

 

Les précautions à prendre avant l’hystérographie

Trois jours avant l’hystérographie, la patiente doit suivre un traitement antiseptique de la région génitale pour éviter tout risque d’infection. La prise d’antibiotique est souvent nécessaire. Les spasmes provoqués par l’injection du produit de contraste sont prévenus grâce à la prise d’antispasmodique la veille et le jour de l’examen. Comme la grossesse est une contre-indication absolue de l’hystérographie, l’examen doit être réalisé dans les 10 jours qui suivent le début des règles pour être sur de l’inexistence d’une éventuelle grossesse. Un test de grossesse est parfois utile. La patiente doit aussi signaler au médecin si elle est allergique à l’iode.

 

 

Les mesures nécessaires avant le début de l’hystérographie

Le médecin doit être un spécialiste de la radiographie. La salle d’examen est une salle aseptique et réservée à cet effet, c´est-à-dire contenant toutes les mesures de protection contre les rayons X. Le personnel, les instruments, les matériels doivent suivre strictement les protocoles et les règles d’asepsie en vigueur. La patiente est préparée psychologiquement sur les risques et les éventuels effets secondaires de l’hystérographie.

 

 

Comment se passe l’hystérographie ?

Habillée d’une blouse et d’un calot, la patiente après avoir une  vessie vide. Elle est installée sur la table d’examen en position gynécologique. Le médecin, habillé pour l’occasion et les mains gantées, prépare lé région génito-urinaire avec de l’antiseptique locale et commence l’hystérographie par la mise en place du speculum et l’introduction de la canule ou le cathéter à ballonnet dans le col utérin.

 

Le premier cliché radiologique est pris à cet instant avant l’injection du produit de contraste. Les clichés sont pris de face et de profil, au cours de la progression du liquide dans l’appareil génital. Le dernier cliché est pris après que tout est enlevé pour montrer la partie interne du col. L’hystérographie dure au maximum 30 minutes.

 

 

Les résultats attendus de l’hystérographie

Les clichés pris au cours l’hystérographie montrent le col utérin, la cavité utérine qui sont opacifiés par le produit de contraste. Les éventuelles anomalies pathologiques comme le polype utérin, le fibrome, l’épaississement de la muqueuse utérine, les malformations utérines, les adhérences et des accolements localisés la cavité utérine ou dans le col utérin sont décelable par l’hystérographie. Il en est de même des cancers de l’endomètre utérin. La fiabilité de l’hystérographie est parfois faussée par l’existence de spasme dû à l’examen et à l’existence accidentelle de bulles d’air dans la cavité utérine.

 

 

 

 

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