L´hypotension

L’hypotension dépend de la pression exercée par le sang sur les veines. Elle signifie que cette pression est en baisse et que la quantité de sang aspirée par le cœur diminue.  Elle se chiffre à une pression artérielle systolique moins de 90mmHg. Cette baisse de pression peut être occasionnelle comme soutenue. 

 

 

Quel est le  diagnostic de l’hypotension ?

L’hypotension signifie la chute de la tension. Mais cette chute de tension correspond à la baisse de la pression systolique du sang, où le cœur se resserre pour propulser le sang vers les artères. Elle concerne toutes les tranches d’âge, et plus particulièrement ceux de 65 ans et plus. Une pression normale est comprise entre 175/75 et 180/20 : 175 et 180 est la pression systolique  tandis que 75 et 80 la pression diastolique.

 

L’hypotension ne présente ni un seuil limite de valeur ni des symptômes évidents. Mais le médecin en conclut si le patient, d’une position couchée à celle de debout, présente une pression systolique en deçà de 20mmHg (millimètres de mercure) ou si au contraire cette pression passe au-delà de cette valeur, mais dans une position couchée suivant les 2H de la prise d’un repas.

Dans le cas où l’hypotension persiste, c’est-à-dire qu’elle n’est plus passagère, une consultation s’avère nécessaire.

 

 

Quelles sont les manifestations et types d’hypotension ?

L’hypotension se manifeste par quelques signes de faiblesse et autres symptômes très connus. Les étourdissements et les vertiges conduisant à l’évanouissement sont les premiers critères qui font penser à la baisse de la tension artérielle. Les yeux peuvent être flous et les oreilles entendent des bourdonnements. Les nausées et les vomissements ainsi que les céphalées seront à l’origine d’une fatigue que peut ressentir la personne. Et son rythme cardiaque est aussi affaibli.

 

Il existe 4 types d’hypotension, mais les deux premiers qui suivront sont les plus fréquents :

 

-  L’hypotension orthostatique ou posturale (chute de tension) provient d’un changement brusque de position, surtout de la tête, du patient. Elle est anodine, mais à considérer en cas de chronicité.

-    L’hypotension postprandiale est due à la concentration du sang vers l’estomac et  les intestins. Elle est fréquente chez les diabétiques, les vieux et les atteints de la maladie de Parkinson.

-    Pour l’hypotension intracrânienne, la chute de la tension est localisée au niveau du crâne et la personne pourrait subir des troubles psychiques et neurologiques.

-    L’hypotension contrôlée se pratique au cours d’une intervention chirurgicale pour éviter les hémorragies.

 

 

Quelles sont les causes de l’hypotension ?

Une forte hypotension peut avoir de nombreuses causes directes ou indirectes.

 

-   L’hypovolémie ou la diminution du volume sanguin qui peut être relative ou absolue.

-    L’administration d’un diurétique et une intense déshydratation.

-    Les tranquillisants, les antihypertenseurs, les antidépresseurs et les inhibiteurs calciques sont également facteurs de la chute de tension.

-    Un collapsus dû à un choc toxique provenant de l’un des médicaments précités.

 

Le manque de potassium, les différentes faiblesses cardiaques, des traumatismes ou graves blessures que subissent la tête, la neuropathie diabétique ainsi que la maladie d’Addison (provoquant un déséquilibre hormonal), une vasodilatation anormale, quelques anesthésies et les drogues sont aussi à l’origine de la baisse de tension.

 

L’hypotension orthostatique en particulier est causée par d’autres facteurs en surplus : la grossesse, les morsures de serpent, quelques allergies, des problèmes hépatiques et la défaillance des fonctions thyroïdiennes, l’insuffisance de la glande surrénale et l’arrêt immédiat d’un traitement de cortisone.

 

 

Quels traitements et préventions de l’hypotension ?

Une hypotension occasionnelle et sans effets secondaires majeurs ne nécessite aucun traitement. Si par contre, elle est due à une prise de médicaments pour traiter une autre pathologie, la diminution de la dose sera recommandée par le médecin. Mais quand l’hypotension orthostatique résiste aux mesures préventives, la prescription de médicaments s’impose. Il y a le fludrocortisone pour faire monter le volume sanguin, et la midodrine pour agir sur le système nerveux. Ou si la tension artérielle est légèrement baissée, le docteur conseillera la pyridostigmine au patient. Du moment où tous ces médicaments sont inefficaces, la pose d’un électrosystolique vient en dernier recours pour faire battre le cœur.

 

Des méthodes préventives existent au même titre que les médicaments.

 

Pour éviter l’hypotension qu’il soit orthostatique ou postprandiale, il faut boire beaucoup d’eau, se lever doucement après une position assise, éviter les environnements chauds, le tabac et l’alcool. Il est aussi important de décroiser les jambes et de porter des bas de contention, il est impératif de  manger des aliments beaucoup plus salés et de marcher un peu après chaque repas.

 

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