Lorsque les vertèbres lombaires sont altérées, l’arthrose lombaire se manifeste. Elle survient suite à la répétition de vices posturaux

Comment reconnaitre l’arthrose lombaire ?

La douleur est le signe majeur de l’arthrose lombaire. C’est une douleur exacerbée par les mouvements, réveillée par l’effort physique et calmée par le repos. Elle touche les lombes, le sacrum et  s’irradie dans les jambes ou les pieds. Le patient est comme engourdi et ressent des picotements. Dans les formes sévères, elle entraine une sciatique et une baisse de la vigueur physique. Elle peut être à prédominance nocturne ou à tendance crépusculaire. Les mouvements articulaires sont limités et une raideur apparait peu à peu.

 

 

Arthrose lombaire : quels sont les facteurs qui la favorisent ?

Affection souvent en rapport avec l’âge, l’arthrose lombaire est plus fréquente chez les fumeurs. La personnalité et les facteurs psycho-sociaux semblent aussi être un facteur de développement. Les personnes ayant une obèsité ou ayant une insuffisance musculaire sont des sujets à risque. Les sports violents, le port de lourdes charges favorisent également cette maladie. Elle se constitue facilement en cas d’hyperlordose lombaire, de cyphose ou de scoliose.

 

 

Arthrose lombaire : comment expliquer les signes ?

L’âge avancé est la cause des différentes transformations au niveau des disques intervertébraux. Ils deviennent moins souples, moins élastiques et supportent moins les chocs. Les ligaments alentour sont plus friables et se rompent facilement. Le noyau discal se dessèche et devient plus étroit.  Il se développe de plus,  des ostéophytes qui diminuent le diamètre des cartilages de conjugaison. Tout cela contribue au développement de l’arthrose lombaire.


L’accélération du  déséquilibre entre la formation des cellules du cartilage et leur disparition provoque la destruction du cartilage de l’articulation. Lorsqu’il est constaté un frottement des vertèbres, les nerfs sciatiques et cruraux sont comprimés ainsi que les disques inter vertébraux, engendrant une hernie discale.  Le cartilage se détériore, et de fines fentes apparaissent par endroits. L’os apparait comme blessé avec une tendance du cartilage vers la disparition. L’os mis à nu cause la douleur de l’arthrose lombaire.

 

 

Arthrose lombaire : comment la diagnostiquer ?

Il faut consulter un chiropraticien qui fera un examen physique complet avec une attention particulière pour le dos et les membres inférieurs. Il recherchera les signes cliniques en faveur d’une atteinte vertébrale dégénérative. L’IRM ou tomodensitométrie permet un dépistage des discopathies de l’arthrose lombaire avant l’apparition des symptômes.

 

Elle permet de préciser l’emplacement des rétrécissements et l’endroit où siège la compression nerveuse. Une radiographie vertébrale met en évidence les espaces inter- vertébraux rétrécis, l’amincissement du disque ou son affaissement sur lui-même ainsi que les ostéophytes.


Le scanner est aussi utile pour situer la place disponible des racines nerveuses au niveau de la colonne vertébrale. La physionomie des trous de conjugaison et du canal vertébral est ainsi précisée permettant d’affirmer le diagnostic d’arthrose lombaire.

 

 

Arthrose lombaire : comment la traiter ?

Selon le stade de l’arthrose lombaire, on peut proposer des séances de décompression sur une table spécifique, complétées par des gymnastiques en cyphose pour permettre une ouverture vertébrale. Les anti inflammatoires, les antalgiques, les myorelaxants et les antidépresseurs tricycliques sont aussi prescrits.

 

Le dos est mis au repos par une contention lombaire souple.  Les infiltrations sont conseillées. Les autres alternatives non médicamenteuses peuvent aider. La chirurgie ne sera proposée qu’en dernier recours.

 

 

 

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