Comment se déclanche et évolue un anévrisme ?

L’anévrisme peut se définir comme une tumeur formée par du sang qui a été épanché hors d’une artère. La poche grandit et la paroi de l’artère devient de plus en plus fine en s’étirant. Il arrive quelquefois que l’anévrisme soit pourvu de caillots sanguins.

 

Les origines de l’anévrisme

Une malformation congénitale, généralement chez les enfants et jeunes adultes, ou un traumatisme peut se développer en anévrisme au fil des années. Autrement, il peut être acquis suite à d’autres maladies dont la liste en est très longue. L’hypertension artérielle s’avère une évidence à cause de la montée de la pression du sang qui demande beaucoup d’efforts aux parois des artères. L’hypertension aggrave donc l’anévrisme. Ensuite, le diabète, l’athérosclérose et la septicémie entre autres peuvent provoquer la formation d’une poche sur une artère.

 

Malgré la campagne internationale de la lutte contre le tabac, les fumeurs ont du mal à se convaincre que la cigarette nuit à la santé. Pourtant, les recherches en médecine n’arrêtent pas d’identifier le tabac comme facteur d’aggravation ou facteur d’origine de maintes maladies.

 

Sur notre cas précis, il accélère les dépôts lipidiques formant les plaques blanchâtres appelées athérome, déstabilisant les parois de l’artère. Les spécialistes soupçonnent également l’excès d’alcool et les contraceptifs oraux comme origine du développement de l’anévrisme, mais les preuves leur font encore défaut actuellement.

 

 

L’anévrisme et ses conséquences

Toutes les artères du corps humain sont passibles d’une formation de poche, mais sa taille et sa localité définiront sa gravité et les complications qu’elle engendrera. L’anévrisme arrive à déclencher la compression des organes de proximité. Comme celui du creux poplité qui peut toucher les nerfs de la jambe et du pied. Il se peut également que l’artère atteinte éclate, d’où la rupture d’anévrisme. Celle-ci est due au passage forcé du sang qui monte en pression suite à une hypertension ou un effort physique frôlant l’excessif.

 

La rupture de l’anévrisme cérébral peut être mortelle si elle touche des centres nerveux vitaux ou si l’hématome qu’elle génère comprime les structures cérébrales. Cependant, l’anévrisme de l’aorte est directement fatal du fait de son mécanisme, car l’aorte conduit le sang du ventricule cardiaque gauche vers tout le corps pour ainsi dire qu’il subit la plus forte pression de la circulation. Et s’il arrive qu’il rompe, l’hémorragie ainsi provoquée sera très massive.

 

 

Les symptômes de l’anévrisme

Le premier signe alertant l’anévrisme est un mal de tête violent qui surgit sans antécédents et à n’importe quel moment.  La personne a l’impression que son crâne explose et suite à cette douleur intense, le sujet ne supporte plus la lumière et le bruit. Des nausées et des vomissements s’ajoutent également à ces manifestations. Une perte de connaissance qui pourrait dégénérée en coma ou mort subite arrive à certaines personnes, et paralysie ou crise d’épilepsie affectent d’autres.

 

Par ailleurs, une déviance comportementale conduit le malade à agir de façon anormale soudainement.

 

 

Ses traitements et préventions

Une consultation s’impose où l’IRM (imagerie par résonance magnétique) et le scanner permettent de confirmer le diagnostic. En cas de doute, ce qui arrive rarement, une ponction lombaire devient nécessaire.

Le médecin juge prioritaire d’empêcher que l’anévrisme saigne à nouveau.

 

Pour ce faire, le neuroradiologue aura recours à l’embolisation. Il s’agit de boucher l’anévrisme, de l’intérieur des artères, à l’aide de petits filaments de platine. Bien que moins lourde et sans cicatrice, cette opération n’est pas trop voulue.

 

Vient alors la pratique de la chirurgie classique. Celle de clipper l’anévrisme. Il s’agit de séparer l’artère lésée du reste de la circulation et de le vider de tout sang en débordement. Mais l’ouverture de la tête peut causer un autre traumatisme à traiter.

 

A cause de la maladie et des traitements, il se peut que le cerveau gonfle ou des caillots se forment autour. Des anti-oedémateux cérébraux seront donc prescrits ou un drainage du liquide céphalo-rachidien sera effectué.

 

Toutefois, d’autres cas d’anévrisme sont curables avec la radiologie interventionnelle par voie endovasculaire où des prothèses ou ballonnets seront conduits par une sonde à l’intérieur de l’artère.

 

Avoir une hygiène de vie correcte est le bon moyen de prévention de l’anévrisme. Il s’agit donc de lutter contre : le tabac, l’obésité, l’hypertension artérielle, les dyslipidémies et le diabète sans oublier l’activité physique.

 

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