Comment traiter une anémie ?

Le signe le plus courant de l´anémie est l’aspect pâle de la peau et des muqueuses du fait de la diminution de l’hème qui est responsable de la coloration rouge du sang. Un essoufflement et une asthénie peuvent être également observés à cause du défaut d’oxygénation tissulaire. Dans plusieurs cas, l’anémie peut être asymptomatique. Les signes ne sont pas fonction de la sévérité. Chaque personne a son propre degré de tolérance. Il est à noter que le rôle des globules rouges est de transporter l’oxygène aux différents tissus de l’organisme. Les personnes les plus à risques sont les femmes non ménopausées du fait des saignements génitaux au cours des règles.

 

 

Comment se fait le diagnostic de l’anémie ?

Le diagnostic de l’anémie se fait au niveau de l’hémogramme. C’est une analyse biologique faite à partir d’un prélèvement de sang. Le résultat montre une diminution du taux des érythrocytes et de son constituant qui est l’hémoglobine. Sa diminution s’accompagne d’une diminution du taux d’hématocrite. L’hématocrite est le volume de sang occupé par les globules rouges. Une diminution de la taille des érythrocytes et/ou de leur teneur en hémoglobine peut être constatée en fonction de la cause.

 

Le taux de réticulocytes ou des globules rouges immatures dans le sang périphérique, témoigne d’une régénération médullaire. On complète cet examen par un bilan inflammatoire en dosant les protéines de l’inflammation. Une carence en fer est aussi à rechercher par le dosage du taux du fer sérique. D’autres examens peuvent être prescrits selon l’orientation étiologique de l’anémie.

 

 

Quelles sont les causes de l’anémie ?

Les causes d’une anémie sont nombreuses. Les anémies carentielles sont dues surtout à une déficience en fer secondaire à un défaut d’apport ou bien excès de perte. Toutefois, les carences vitaminiques peuvent être aussi responsable notamment la vitamine B12 et B9.

 

De nombreuses maladies inflammatoires d’évolution chronique sont pourvoyeur d’une réduction du nombre de globules rouges dans le sang. Ce sont les cancers, les colites inflammatoires, les polyarthrites rhumatoïdes. L’insuffisance rénale chronique est également responsable d’un défaut de stimulation de synthèse de globule rouge par l’hormone érythropoïétine.

 

Les pertes sanguines de grande abondance entrainent de façon très rapide une déplétion de la masse sanguine totale avec diminution brutale des globules rouges à l’origine d’une anémie hémorragique avec diminution de la taille des cellules.

 

L’anémie hémolytique est secondaire à une destruction des globules rouges au cours des maladies auto-immunes, des infections bactériennes et parasitaires, et des anomalies globulaires comme la drépanocytose.

 

Enfin, l’aplasie médullaire c´est-à-dire l’incapacité de la moelle osseuse à produire les éléments figurés du sang est responsable d’une diminution du nombre de toutes les lignées cellulaires sanguines.

 

 

Quel traitement pour l’anémie ?

Le traitement est étiologique, c´est-à-dire en fonction de la cause. Si l’anémie est due à une carence en fer ou en vitamine, le traitement consiste à apporter les éléments qui manquent. Pour les hémorragies graves, une transfusion de sang du même groupe que le patient est à effectuer.

 

Le même procédé est valable en cas d’hémolyse associée aux traitements des diverses causes qui sont très nombreuses. Une stimulation de l’érythropoïèse est justifiée si l’étiologie est une maladie chronique. Dans ce cas, on utilise des médicaments qui ont les mêmes actions que l’érythropoïétine.

 

 

 

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