Dans 20 % des cas, on ne retrouve aucune étiologie évidente de l’algodystrophie. Le diagnostic se fait par la présence de signe, mais aussi par des examens complémentaires surtout par l’imagerie.

Évolution et traitement de l’algodystrophie

L’algodystrophie est une déminéralisation osseuse régionale aigüe, réversible et douloureuse. Elle s’accompagne de troubles trophiques fluxionnaires puis atrophiques.

 

 

Quelle est l’étiologie de l’algodystrophie ?

Pour un cas sur trois, il s’agit d’un traumatisme de type fracture, entorse, luxation, contusion, ou une intervention chirurgicale. Il peut s’agir aussi d’un infarctus du myocarde, un angor de poitrine, ou suite à une thoracotomie.  Elle peut être issue de certaines maladies neurologiques comme une hémiplégie, une tumeur cérébrale, un zona ou une névralgie. Elle est aussi due à la grossesse et à la prise de certains médicaments.

L’algodystrophie est dans 20 % des cas d’origine inconnue ou sans étiologie évidente, mais les études ont montré le rôle favorisant de la prise d’alcool éthylique, la présence d’une hypertriglycéridémie et le diabète.

 

 

Quel est le diagnostic de l’algodystrophie ? 

Les signes observés dans l’algodystrophie concernent un segment de membre notamment le rachis. La circonstance de découverte est constatée au cours de l’apparition d’une douleur pénible, parfois permanente, qui s’intensifie à l’appui et au mouvement. S’ajoute à cela une impotence fonctionnelle et des troubles trophiques.

L’examen clinique de l’algodystrophie révèle une douleur à la pression du segment du membre de la peau, une présence d’œdème le plus souvent blanc rosé au début. L’épanchement intra-articulaire est rare. Le patient présente une Hyperthermie ou hypothermie cutanée, une hypersudation et une modification des phanères, et enfin, l’atrophie sous-cutanée qui est un signe tardif.

 

Les examens complémentaires de l’algodystrophie concernent la réalisation de bilan biologique, tel qu’un hémogramme, la vitesse de sédimentation, la calcémie qui revient à la normale. La radiographie au cours de l’algodystrophie est normale au début. Rapidement une déminéralisation apparait souvent irrégulière et mouchetée. Elle est régionale de part et d’autre de l’articulation mais aussi parfois limitée. L’interligne articulaire est respectée.

La scintigraphie osseuse de l’algodystrophie montre une hyperfixation régionale franche au début de l’évolution. Quant à l’imagerie par résonnance magnétique, elle est utile seulement dans les cas les plus complexes.

 

 

Quel est le diagnostic différentiel de l’algodystrophie ?

On ne parle pas d’algodystrophie après un traumatisme s’il y a phlébite ou un syndrome de Volkman. Devant un épanchement articulaire et devant une déminéralisation douloureuse souvent due à une ostéonécrose  aseptique.

 

 

Quelle est l’évolution d’une algodystrophie ?

Au cours de l’algodystrophie, deux phases se succèdent . La phase Fluxionnaire où dominent la douleur, et une phase avec une atrophie où domine l’impotence. La déminéralisation apparait rapidement. L’algodystrophie se résout spontanément en six à dix-huit mois. Mais la maladie est parfois entretenue par un traitement inadéquat. Il y a également une évolution extensive le long d’un membre controlatéral. Enfin, la possibilité de récidive est à prévoir.

 

 

Quel est le traitement de l’algodystrophie ?

La phase fluxionnaire de l’algodystrophie se traite par un repos et une mise en "décharge" du membre. La rééducation n’est pas indiquée au début. Mais la physiothérapie comme un bain chaud et froid est par contre conseillée. La suppression de la cause est nécessaire si possible, et  bien entendu, le malade peut avoir recourt à des prises d’antalgiques et anti-inflammatoires en cas de nécessité. Le traitement de fond de l’algodystrophie est basé sur la prise de calcitonine en intramusculaire ou en sous cutanés en deux à trois semaines. L’utilisation des vasodilatateurs est indispensable pour régler les troubles vasculaires.

 

La phase atrophique de l’algodystrophie a pour traitement une kinésithérapie douce progressive avec une  infiltration intra-articulaire de corticoïdes s’il y a une présence d’épanchement. Cette étape sera suivie de quelques séances de physiothérapies. Les prises médicamenteuses ont peu d’intérêt à ce stade.

 

 

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