automédication et internet

L’accès libre aux médicaments : c’est un sujet qui résonne de plus en plus dans les médias, mais aussi dans la vie de tous les jours. A ses origines, c’est un principe américain, mais il provoque d’importants enjeux sur les Français, surtout avec le grand développement d’Internet.  Voici ce qu’en pense Sophie Fainzang dans "L´automédication ou les mirages de l´autonomie´´.

 

Pratiquer l’automédication grâce aux expériences des autres

 

De manière générale, tout le monde veut éviter de prendre des risques en prenant directement un médicament inconnu ou encore inhabituel. Pour ne pas être confronté à des problèmes, le sujet se tourne vers les autres, la famille, les amis, les voisins ou encore vers les collègues. Grâce à leur vécu, il peut davantage connaître les risques qui pourraient l’attendre pour prendre ses dispositions. C’est par exemple le cas d’Elodie qui hésite à consommer nombre d´anti-inflammatoires afin de ne plus ressentir de douleurs lombaires. Lorsque son conjoint en prend, il ressent des douleurs insupportables à l’estomac. C’est d’ailleurs pourquoi elle opte plutôt pour les antalgiques.

 

Mais il arrive également que d’autres personnes se fient aux résultats constatés sur leurs animaux, comme c’est le cas de Philippe par exemple. Ce dessinateur industriel de 42 ans n’hésite pas réellement à prendre un antivomitif  sans l’avis de son médecin. Lorsqu’il le lui a un jour donné à son chien, il n’a effectivement pas remarqué d’effets indésirables.

 

Le poids d’Internet sur le partage d’expériences

 

Grâce à cette nouvelle expérience, le sujet n’hésitera pas non plus à partager son expérience à son entourage par des recommandations et conseils. Cela permettra alors de compléter celle des autres, aussi bien de la famille, des amis que des collègues. Il peut même arriver que ce vécu le dépasse complètement et vienne concurrencer les recommandations et conseils des internautes. Internet est effectivement une source de communication très efficace pour de l´nformation pratique.

 

Mais l’acquisition de ce savoir ne concerne pas uniquement le médicament ou son indication, si oui ou non il existe ou comment il faudra le prendre. Internet va au-delà de cela. Il informe par exemple sur les conditions à respecter pour que le médicament soit efficace ou encore sur les mesures  à prendre et contre-indications. Cela se fait généralement sur les sites médicaux ou encore les forums de discussions.

 

Internet : un moyen plus rapide, facile et moins gênant pour s’informer sur un médicament

 

Il n’est plus difficile pour les forums de discussions de se faire une place dans le quotidien de chacun lorsqu’on souhaite s’informer sur un médicament. C’est effectivement l’un des meilleurs moyens pour y trouver des cas similaires au sien et y trouver des solutions. Toutefois, il est toujours possible de garder son anonymat en ne participant pas à la discussion par exemple, car l’objectif est simple. C’est de s’informer sur le vécu des autres par rapport au médicament et en conséquence voir ses avantages, mais aussi ses effets nocifs.

 

Il n’est donc pas rare de trouver dans un forum de discussion une personne qui présente son état de santé pour ensuite y demander conseil.

 

Cela peut présenter des avantages cartes, mais a aussi ses enjeux notamment sur le rôle du pharmacien. Avec cette force de la Toile, il est progressivement effacé du monde réel. Les internautes commencent petit à petit à ne plus avoir besoin de lui puisqu’Internet leur facilite grandement la vie. En effet, c’est un moyen plus rapide et facile pour obtenir des informations. C’est aussi moins gênant dans certains cas puisque c’est un espace où l’on peut parler plus intimement de son corps sans obligatoire se faire reconnaitre. Mais si le sujet ose s’exprimer, c’est qu’il a toujours la conscience du risque liée à la prise de médicaments qui est réalisée en  automédication.

 

La perception du risque en automédication

 

Elle est toujours ressentie par un sujet lorsque celui-ci connaît son action, mais surtout sa nature. Lorsqu’il ne le considère pas comme un médicament à risque, un produit de synthèse, il ne le considère donc pas comme un médicament, un produit qui sert à soigner les problèmes de santé. C’est le cas par exemple des produits de la phytothérapie, de ceux qui aident à perdre du poids. C’est pourquoi le sujet pratique volontiers l’automédication puisqu’il considère le produit comme un complément alimentaire et non comme un médicament amaigrissant ? Cela peut pourtant ne pas être le cas.

 

La définition du « médicament » est liée à l’automédication

 

Face à cela, le médicament se définit en fonction de son objectif, du pourquoi il est pris. De manière générale, la majorité des personnes connaissent les risques généraux d’un produit (par théorie ou hypothèses) et prennent en conséquence des décisions pour les diminuer. C’est dans cette optique que la gestion des risques est étroitement liée à la pratique de l’automédication. Cela explique également pourquoi Internet juge désormais les médicaments des patients et non plus le pharmacien.

 

 

 

Autour du même sujet :

 

Quel est le prix d´une prothèse dentaire et comment négocier avec son dentiste ?

 

Les nouvelles techniques avec l´appareil dentaire invisible

 

Le métier d´orthodontiste

 

Comment traiter le diabète ?

 

 



Publié le : 19/06/2012

comparateur mutuelle novia-sante
Mutuelle assurance Novia

Droits de reproduction et de diffusion réservés © novia-sante.fr

assurance mutuelle santé